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POÉSIES DE MON CŒUR (i)

La véritable histoire d'Ez le Sage

(note publiée le 27 mai 2019)
Ez le Sage est un poème publié sur le site des Cahiers des Poésies hier 26 mai. Ez le Sage... Quel curieux nom ! Mais qui est donc Ez le Sage ?

Je me plais parfois à imaginer la scène suivante : un Terrien du XXIIe ou du XXIIIe siècle, farfouillant un jour dans un grenier oublié, tombe sur des exemplaires des Cahiers des Poésies de mon cœur, acquis deux cents ans auparavant et miraculeusement préservés des outrages du temps. Ce découvreur providentiel est critique littéraire de métier (les parasites ont la vie dure) ; il est emballé par ce qu'il lit (!), en particulier par le poème d'Ez le Sage. Peut-être ce branleur de cervelles des temps futurs écrira-t-il : « (...) Mais qui peut bien être ce "Ez le Sage" ? On devine, dans le nom pour le moins insolite du bonhomme, quelque mystérieuse allusion à l'éternité des choses... Ez comme Est, parce que la sagesse Est (ou devrait être) éternelle, Ez comme Es, pour : c'est toi, ami lecteur, qui Es le Sage. En vérité, ne sont-ce pas là deux façons de dire : Sois le Sage de ta propre vie ? (...) », etc.

Rien ne m'amuse autant que ce genre de fiction ; avouez-le, je ne suis pas trop éloigné des fadaises que les critiques et autres universitaires pondent quand ils rédigent les commentaires d'une édition contemporaine des œuvres de tel ou tel poète – édition qui porte leur nom, évidemment. J'en ai donné plusieurs fois des exemples dans ces notes mais je n'ai guère de mérite, tant ils abondent.

Pour autant, amis lecteurs, voici l'histoire véritable d'Ez le Sage (pour toi aussi, critique de l'an 2219, bien qu'il y ait fort peu de chances que cet article te parvienne, tant la Toile est éphémère).

Ez le Sage est né dans un... car. Vous avez bien lu.

J'avais fait une de mes randonnées favorites, j'ai nommé Annonay-Tournon et je m'apprêtais à rentrer chez moi avec un des cars de la ligne 3 du Sept, le réseau ardéchois. À bord du véhicule, je prends place côté droit, le véhicule démarre et s'arrête bientôt aux feux qui règlent la circulation non loin de la gare routière de Tournon. À ces feux, comme à tous les feux tricolores de France et de Navarre, une balise, panneau de secours en cas de non fonctionnement des petites lumières verte, orange et rouge. Sous le triangle de cette balise, le cartouche précisant aux distraits qui auraient oublié la signification du panneau susnommé : CÉDEZ LE PASSAGE.

Les plus perspicaces d'entre vous – et je ne doute pas que vous en fassiez partie – auront compris... Le cartouche en question est rédigé sur deux lignes : CÉDEZ LE | PASSAGE

Le montant gauche de la vitre du car me cachait la partie gauche du panneau et, partant, du cartouche. Les lettres « CÉD » de la première ligne et « PAS » de la seconde étaient masquées. Ne restait donc plus que... EZ LE | SAGE.
Ez le Sage
Ainsi naquit Ez le Sage. Car comment résister au plaisir d'écrire quelques vers en honneur du vénérable Ez le Sage quand le destin a cru bon de me révéler son existence de manière aussi éclatante ? Ce que j'ai fait, avec, bien entendu, l'espoir que ce poème plairait à mes lecteurs – et avec l'intention de leur révéler un jour la véritable histoire d'Ez le Sage. C'est fait.

Voilà tout... L'inspiration trouve sa source dans des endroits et en des circonstances qu'on n'imagine guère !