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POÉSIES DE MON CŒUR (a) POÉSIES DE MON CŒUR (af) POÉSIES DE MON CŒUR (i)
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Corporis verba

I

Le corps est bavard, il ne sait se taire
– C'est le cas, dit-on, de tous les bavards ;
De son trouble il ne fait aucun mystère,
Il ne cache rien qu'il faille savoir.

Il a mal à gauche, il a mal à droite ;
L'on pourrait zapper, cela se saurait :
L'attitude, certe, est fort maladroite
De celui qui croit qu'on peut l'ignorer.

Le corps parle au nom sans doute de l'âme
Et l'inconscient lui sert de relai,
Il ne sert de rien bientôt qu'on le blâme
Et qu'on veuille ensuite le museler.

S'il fait ainsi c'est parce qu'il exprime
Sans détour ce qu'il convient de changer,
Bien souvent il dit la souffrance en prime :
C'est son truc à lui, savoir déranger.

II

Les mots de mon corps, ce sont : « Marche ou crève ! »
Les maux de mon corps sont ceux qu'il me dit ;
Pour le négliger, je n'ai plus de rêves,
Nul désir d'enfer ou de paradis,

Bref, plus d'intérêt pour cette existence
Car plus je résiste et plus je pâtis :
Exit le pouvoir de la résistance,
Seul le lâcher prise offre une sortie.

Car le lâcher prise, âme et corps languides,
Sans faute mène à la sérénité,
Je fais confiance à celui qui guide
Mon âme et mon corps vers la liberté.

Mon corps est bavard et la sourde oreille
N'est pas faite pour le rendre discret
Mais à l'écouter, chose sans pareille,
Alors il se tait, voilà le secret.

III

Voilà le secret de toute l'affaire :
Écoute ton corps, jamais il ne ment,
Fais-lui confiance et toujours préfère
Le lâcher prise à ton entêtement
Annonay, samedi 14 octobre 2023
Signature (a)
Signature (i)
Icône du volume (a)
(Cette poésie porte le numéro 3 sur 5)