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POÉSIES DE MON CŒUR (a) POÉSIES DE MON CŒUR (af) POÉSIES DE MON CŒUR (i)
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L'oiseau mystérieux

*** L'oiseau mystérieux (a) *** L'oiseau mystérieux (af) *** L'oiseau mystérieux (i)
« Je suis l'oiseau mystérieux
Qui sait le langage des hommes.
Hein ? Vous n'êtes pas sérieux !
Si fait. Savez-vous qui nous sommes ?
Vous êtes un oiseau, j'entends,
Qui... Puis zut ! Je vous le demande,
À quoi bon perdre ici mon temps ?
Parlerais-je à une limande,
Serais guère plus avancé...
A-t-on jamais vu volatile
Tenir un jour propos sensés ?
Situation infantile !
Ça tombe bien : je suis enfant,
Fort doué pour les langues comme
Mon cousin qui parle éléphant ;
Moi c'est le langage des hommes.
Permettez sans vous offenser
De vous dire ce que j'en pense :
Ils sont bien ternes, vos pensers.
Permettez sans vous faire offense,
De la part d'un pauvre oisillon,
Qu'il en déplore l'indigence.
Nos trilles sont par millions,
Vos mots... Cent mille ? Piètre engeance !
Permettez à mon tour... Bon sang,
C'est dans la langue du poète
(Un ami, soit dit en passant)
Et non dans celle des chouettes,
Des pélicans ou des toucans,
Que ce poème a pris naissance :
C'est un argument convaincant
Qui mérite reconnaissance !
Je suis un ami, Dieu du ciel,
Du poète comme vous l'êtes :
LioneL, ça nous fait deux L.
Poème écrit sous sa houlette
Me rappelle un peu la chanson
Des passereaux, des alouettes,
Des rapaces ou des pinsons,
Des ibis, des bergeronnettes,
Des moineaux et des martinets.
Si fait. Savez-vous qui nous sommes
À présent ?
Non, cher obstiné.
Un oiseau jamais ne se nomme
Dans la langue des Terriens
(Avec deux ou trois mots en prime
Auxquels je n'entends fichtre rien
Aussitôt qu'ainsi l'on s'exprime).
C'est le langage des oiseaux,
Cher ami de l'art poétique.
Il convient d'être un brin zozo
Pour faire cas de l'esthétique
Du parler de la gent ailée.
Souffrez qu'ici je réunisse
Ceux qui parlent à la télé,
Qu'ils soient de Perpignan, de Nice,
De Brest, de Blois, de Savenay
De Nantes, de Lille, de Brives,
De Lyon, de Laon, d'Annonay
Ou même de Tananarive,
Qu'ils parlent à la radio,
Que sans répit ils déblatèrent,
Qu'ils passent pour des idiots
Ou pour des savants fort austères,
Aucun ne franchira ce pas,
Celui des oiseaux du mystère
Qui parlent en ne parlant pas :
Ils ont l'esprit trop terre à terre. »

Ainsi l'oiseau mystérieux
Qui sait le langage des hommes
Parla. Ce n'est pas sérieux :
C'est un poème ou c'est tout comme.
Pour toi, lecteur aussi zinzin
Que de notre oiseau fantastique
L'extraordinaire cousin
Qui parle l'éléphantastique,
Pour plume un morceau de roseau,
Pour encre la dernière averse,
Dans le langage des oiseaux
Voici le secret qui renverse
Et qu'on apprend quand on cause aux
Chardonnerets dont la voix berce
Dans le langage des oiseaux :
*** L'oiseau mystérieux (a) *** L'oiseau mystérieux (af) *** L'oiseau mystérieux (i)
Annonay, lundi 24 mai 2024
Ce poème fait partie d'une série écrite sur un cahier quand j'étais dans un établissement de soins. Chaque poème est agrémenté d'une illustration de l'auteur, façon naïve. La date réelle de rédaction de ce poème est : lundi 18 septembre 2023.
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Signature (i)
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