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POÉSIES DE MON CŒUR (i)
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Métempsycose


Je suis l'explorateur des rêves erratiques,
Qui croise au fil d'un somme en des contrées perdues
Certaine fois un homme empêché de vertus,
Fervent adorateur de Satan l'Hérétique,
D'autres fois une femme au cœur énamouré
Qu'une éclatante flamme a jadis dévoré,

Quelquefois une fée coutumière des songes,
Vêtue d'or et d'azur au creux de la forêt,
Parfois, ô démesure, un géant mordoré
Qui fait beaucoup d'effet, champion du mensonge,
Et un petit garçon, jeune cœur innocent
Qui s'endort sans façon lorsque le soir descend.

Je suis l'explorateur des rêves pleins d'outrance,
Témoins inassoupis de maintes vies passées,
Qui troublent sans répit le dormeur dépassé
Par l'effroyable ampleur des vieilles remembrances...
Cet homme mécréant, cette femme déçue,
Cette fée, ce géant, cet enfant aperçus

Au milieu de la nuit, je les connus sans doute
Fort anciennement ; le temps est un farceur
Qui s'amuse et qui ment, folâtre précurseur
De nos pauvres ennuis. Puis moi je revis toutes
Mes vies quand stupéfait je vois l'homme céans,
La femme avec la fée, le gosse et le géant.

Mais ce qui me revient, complaisante évidence,
C'est que tous ces gens-là, que j'avise en rêvant,
Venus de l'au-delà, fantômes captivants,
Car il n'est, j'en conviens, nulle coïncidence,
Dans ces vies d'autrefois, naïf qui atermoie,
Ces gens-là... c'était moi, c'était moi, c'était moi !

Oui, tout est renaissance et je fus sans ambages
Cet homme perverti, cette femme abusée,
Cette fée, ce petit, ce colosse rusé.
Ah, si la connaissance en fringant équipage
Daignait m'édifier sur ces fragments de vie,
Je peux certifier que j'en serais ravi !

Mais ce n'est pas l'usage ; il est bon qu'on ignore,
Certes, à chaque instant ceux qu'on a traversés
Dans quelque autre existence et, seuls et dispersés,
Les rêves de passage alors nous remémorent
Que l'on fut homme, femme, enfant, fée ou titan
Et qu'ainsi grandit l'âme – et son représentant.

Et ton représentant, ma belle âme opportune,
C'est celui-là qui fit ces modestes couplets,
Un moment déconfit, dorénavant comblé,
Le poète content de savoir que Fortune
Te guide pas à pas, que l'Univers arma,
Vers l'ultime trépas qui clora ton karma.
Annonay, jeudi 4 juillet 2024
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